L'Ancien du mois - Frère Jean-Louis Schneider
Pour notre première Edition, nous recevons le frère Jean-Louis Schneider, alias "Django", qui fut pendant
dix ans(Septembre 1980-Juillet 1990) directeur du Collège de Toussiana. Il évoque pour nous le souvenir de ces dix années
passées au collège. Un récit poignant et plein d'emotions...
Origines…
Je suis né en 1944, le second d'une famille de cinq enfants, dont quatre filles.
J'ai été élève des Frères du CP à la terminale, dans deux établissements différents : école et collège Saint Joseph, à Pantin, ville de la banlieue parisienne où habitaient mes parents, puis Lycée La Rochefoucauld, à Paris. Mon père, un de mes grand-pères, mes oncles et mes cousins ont tous été élèves de l'école Saint Joseph, deux de mes beaux-frères également, ainsi que plusieurs de mes neveux et nièces. À croire que je suis tombé dans la marmite lasallienne lorsque j'étais petit !
Après le baccalauréat Mathématiques Élémentaires (ou Série C ou encore Série S, comme on dit maintenant), j'ai fait trois années de mathématiques pour me préparer à entrer à l'École Navale de Brest (école des officiers de Marine français), au Collège Stanislas à Paris, collège qui dépendait de l'enseignement catholique parisien.
À 21 ans, je suis entré au Noviciat des Frères de France, pour ensuite suivre des études en littérature française à l'Université de Caen, puis à la Sorbonne. J'ai alors enseigné le français en classe de 3ème, pendant une année, au Collège Saint-Germain de Charonne, dans le 20ème arrondissement de Paris. Puis je suis parti au service militaire que j'ai fait dans la coopération.
J'ai été affecté au Collège de Tounouma, à Bobo, là j'enseignais le français au second cycle et en 4ème, tout en étant responsable de l'internat et du 1er cycle. À cette époque, l'internat de Tounouma comptait environ 130 pensionnaires, et n'était pas encore devenu un foyer.
En 1973, au cours des vacances d'été, alors que j'étais en France et que je me préparais à la profession perpétuelle chez les Frères, le Frère Visiteur Sylvain Toé m'a écrit pour me demander de prendre la direction du Collège Diébougou, dont le directeur avait dû rentrer pour cause de maladie. Le Collège des Frères de Diébougou s'appelait alors " Émile Velay " (et pas encore Pierre Kula) du nom de son premier Frère Directeur décédé dans un accident de voiture.
J'ai fait ma profession perpétuelle le 6 septembre 1973, dans ma paroisse de Pantin, et le 10 septembre, jour de mon anniversaire, j'arrivais à Diébougou.
Les Frères comme les professeurs coopérants, nous avions tous moins de 35 ans, sauf le regretté Frère Augustin Cruvelier, qui a plus de 40 ans nous paraissait être un ancêtre !… Heureusement donc qu'il y avait quelqu'un de raisonnable parmi tous ces gamins. Ç'a été pour moi une période très intéressante et riche, il est vrai qu'avec l'âge de cette communauté, nous n'avions peur de rien ! Nous nous sommes lancés, par exemple, dans la restructuration des programmes, de manière à ce que les élèves de 6ème et 5ème aient deux après-midi par semaine au jardin, il y avait aussi les travaux d'entretien du Collège, comme la peinture des classes, des dortoirs, qui étaient pris en charge par les élèves.
1 2 3 4 5 6 >> |
|